Une ferveur religieuse s’empare de la ville

La religion est très présente à l’arrière. En effet, elle essaie de rassurer une population très inquiète dont les proches sont mobilisés et qui est parfois exposée aux bombardements.

La guerre fait naître un immense besoin de consolations, la population pratique donc plus pendant cette période. Comme nous pouvons le voir à partir du 22 novembre 1914 tous les vendredis aura lieu une prière publique à St Pierre. Pendant la guerre, les grandes fêtes religieuses sont maintenues. En effet, la ville d’Aire-sur-la- Lys continue de marquer les grandes fêtes du calendrier religieux comme, par exemple, la messe de minuit du 25 décembre 1916 ou encore la célébration de la Toussaint en novembre 1914.

On maintient également les rites de passage importants pour les croyants comme la communion ou encore la confirmation. Si le 11 juillet 1916, les  premières communions des enfants de la paroisse sont retardées, le 12 juillet, plus de 300 enfants reçoivent la confirmation.

De nombreuses offices sont célébrés à Aire-sur-la-Lys en plus des offices religieux hebdomadaires qui sont destinés non seulement aux Airois mais aussi aux soldats anglais stationnés en ville comme le mentionne le journal local, l’Echo de la Lys, dès 1915. En effet, tous les dimanches aura lieu une messe pour les militaires anglais à St Pierre.

L’église Saint-Pierre

Des offices seront régulièrement organisés pour les soldats comme, par exemple, la messe du 28 Mai 1916, célébrée pour les prisonniers et combattants du Nord-Pas-de-Calais.  Il y a également, ponctuellement, des messes pour les hommes au front. Le 13 octobre 1914, des funérailles sont organisées en grande pompe pour 3 officiers morts au combat, les premiers depuis le début du conflit.

L’Eglise est d’autant plus présente qu’elle est associée au régime politique dans le cadre de l’Union sacrée pour contribuer à l’effort de guerre. Le terme « d’Union sacrée” est utilisé pour la première fois à la chambre des députés le 4 août 1914 par le président de la République Raymond Poincaré. L’Etat et L’Eglise travaillent ensemble main dans la main, pour subvenir aux besoins de la guerre mais aussi pour maintenir le moral des habitants restés à l’arrière.

Ainsi, l’Eglise soutient l’effort de guerre par une mobilisation sociale. Les édifices religieux sont réquisitionnés et sont transformés en hôpitaux militaires. C’est notamment le cas du Carmel à Aire-sur-la-Lys. Des religieuses sont mobilisées et des civiles, des femmes croyantes, se consacrent à l’aide humanitaire et caritative. Elles soignent, accompagnent et collectent des fonds en vue de souscriptions diverses. En effet, le 3 décembre 1916 a lieu dans la ville d’Aire une journée nationale au profit des orphelins dont les pères sont tombés sur les champs de bataille. Les femmes et les croyantes ont aussi d’autres fonctions. Elles  peuvent aussi accompagner les blessés et les mourants.

Afin de maintenir le moral des soldats au front, il existe des marraines de guerre, elles entretiennent une correspondance avec eux pour les aider et les accompagner au quotidien.

On peut donc dire que la religion joue un grand rôle pendant la guerre, elle est un moyen de consolation, mais elle est aussi une aide précieuse pour l’Etat.

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