Une ville victime des bombardements

Aire-sur-la-Lys ne fut pas épargnée par les ravages de la guerre.

Jusqu’à 1918, Aire a été relativement préservée des ravages de la guerre. Mais elle accueillait l’état-major britannique, et il y a une voie ferrée que les Allemands veulent couper car elle mène vers des entreprises contribuant à l’effort de guerre comme l’aciérie d’Isbergues.

Le chemin de fer sera bombardé le 25 mai 1915 et le lendemain, des avions de reconnaissance constateront les dégâts commis. Du 21 au 25 septembre, Aire subit une lourde canonnade. Le 21 juillet 1916, des obus sont, de nouveau, jetés sur Isbergues. Cette fois-ci des habitations sont touchées. Une femme est tuée et une maison incendiée. Le 30 juillet, deux obus sont jetés sur Isbergues, vers 2 heures de l’après- midi. Il n’y a pas de dégâts. Le 1er août, 31 coups de canons sont jetés sur Isbergues. Il y a deux blessés et des dégâts.

Mais les attaques sur la ville se calment et ne reprennent qu’en 1917. Car le 2 juillet, 28 obus s’abattent sur Houleron et St-Martin. Les dégâts sont minimes. Le 28, Aire fait face à sa première attaque aux gaz lacrymogènes et asphyxiants. Les autorités réagissent, et des masques sont remis aux habitants en cas d’attaques par des gaz asphyxiants.

Après une nouvelle accalmie, le 8 février 1918, de nouvelles torpilles sont jetées par des aviateurs près d’Isbergues toutes les 10 à 15 minutes. Le 13, les bureaux de la mairie d’Hazebrouck et de la sous-préfecture sont transférés à Cassel et le 16, Isbergues reçoit, de nouveau, 17 torpilles. Le lendemain, c’est la rue d’Arras à Aire qui est touchée par des frappes aériennes. Le 11 avril, une évacuation des Airois est orchestrée à cause d’une offensive allemande qui a rompu le front. Le lendemain et surlendemain sont les journées les plus critiques en terme de dégâts matériels  et de perte humaine.

Le 08 et 09 mai, deux torpilles ont été jetées dans la nuit aux abords de la ville (rue de Saint-Omer) et le 12 et 13, ce sont de nouvelles bombes qui sont jetées sur Saint-Martin faisant des dégâts à la ferme de Gozet et aux verrières dans le cimetière. De nouveau, des masques contre les gaz asphyxiants sont distribués à la population. Du 19 au 25, des avions veulent jeter des bombes sur Aire mais ils doivent les abandonner autour des agglomérations. Suite à cela, la population diminue et des familles partent de la région précipitamment. Suite à ces départs, le maire et l’autorité militaire prennent des mesures de sauvegarde pour les maisons inhabitées. Le maire décide de créer un signal d’alerte: le clocher de l’église signalerait le danger. Le 31, les bombes tombent sur le quartier du Mississippi.

Le 30 juin est une journée dévastatrice : torpilles et bombes incendiaires pleuvent sur Aire, sur la place Notre-Dame, éclatant et brisant les vitres jusqu’à la rue des casernes. Le quartier de la Place Jehan souffre, beaucoup de maisons sont inhabitables. La rue d’Arras reçoit 11 bombes à elle seule.

Le 1er juillet, le sous-préfet vient se rendre compte des dégâts causés et donner des secours aux sinistrés. A partir d’août 1918, la ville est bombardée nuit et jour. Les ¾ des maisons sont détruites.

Destructions causées par les bombardements en mai 1918

Il faut aussi préciser des destructions massives lors de la nuit du 16 au 17 mai 1918 et lors de la bataille de la Lys (du 9 au 29 avril 1918). Beaucoup de dégâts ont lieu à cause des bombardements d’Aire en 1917 et au 1er semestre 1918. Le 6 et le 10 août marquent la fin des dernières alertes à la bombe pendant la nuit.

 

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