Une ville de garnisons

Aire est une ville qui accueille les troupes dès août 1914, la ville se situant dans la zone de combat dévolue à l’Armée britannique. On y trouve donc le siège de l’état major. Le général Sir Charles Monro s’installe à Aire au 50 rue de St Omer à l’hôtel de Sars puis il est transféré le 28 octobre 1915 au 28 rue du Sablon, à l’hôtel de Werbier.

Aire accueille les bataillons du 73e régiment d’infanterie et du 27e régiment d’artillerie qui tiennent garnison en ville. Le 9 octobre, le 73e régiment de Bretons arrivent à la caserne de Listenois, le 15 octobre le 77e RI arrive en garnison à Aire.

Aire-sur-la-Lys, ville de garnisons

Elle accueille également des militaires d’autres pays comme 3 000 volontaires belges avec leurs officiers qui sont logés aux casernes de Listenois et de Taix rue des Tanneurs et caserne de Crémilles rue du Château, 172 soldats sont encore logés à la caserne d’Essé. Le 10 janvier 1917, les premiers groupes de Portugais arrivent à Aire et préparent leur campement dans les communes environnantes.

Passage de troupes belges à Aire-sur-la-Lys

Le 13 octobre 1914, la ville est traversée par des Écossais qui se dirigent vers le front et qui s’installèrent en ville, remplaçant les Indiens. “Des écossais les remplacèrent,  Ces derniers s’entraînent dans la ville et excite la curiosité des Airois « avec leurs cornemuses et leurs binious”. Le 5 mars 1915, le passage de lanciers anglais et “les défilés militaires,(…), attiraient tous les gosses du village.” d’après l’écho de la lys.

 Le 23 décembre 1914, la ville est définitivement occupée par la 31e division anglaise. Aire accueille aussi des colonies britanniques, comme la 1ère division de colonne de cavalerie indienne (1er division Indian Cavalry Column) qui installe un hôpital rue d’Isbergues à l’ancien établissement des Carmélites ou encore 300 000 soldats anglo-australiens le 1 avril 1915.

Les Anglais installent à Aire, le 1er février 1915, une station d’aéros dans les pâtures côté droit route de Lambres.

A partir de 1915, le combattant blessé est emmené par des brancardiers de son unité vers un poste de secours pour les premiers soins (arrêt des hémorragies) puis vers l’ambulance de campagne où il y des interventions chirurgicales d’urgence (amputations…) et s’il survit, il est transférés vers les hôpitaux militaires à l’arrière à l’instar de ceux d’Aire-sur-la-Lys.

Le 8 mars, le magasin au tabac et le fort Gassion sont transformés en hôpitaux pour les blessés de l’armée indienne (en remplacement du Carmel) et, rue Lydéric, un lazaret est ouvert pour les contagieux. Avec ces nombreux hôpitaux, Aire accueille beaucoup de blessés durant la Grande Guerre. Le 10 mai 1915, beaucoup de blessés sont amenés à l’hôpital du Fort Gassion et le 14 août 1916, 90 blessés venant du front de la Somme arrivent à l’hôpital d’Aire.

Le 31 juillet 1917, les civils étaient dans l’obligation d’accueillir des soldats dans leurs maisons. À la fin de la guerre, les 23 et 24 mai 1918, les Anglais quittent définitivement la ville d’Aire, il ne reste que des soldats du génie et des bateliers.

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