Une ville qui accueille les réfugiés

Aire, à l’instar des autres villes de l’arrière, accueillent des réfugiés en fonction de l’avancée du front pour les mettre en sécurité en attendant qu’ils soient évacués dans des régions épargnées par les combats. Durant la Grande Guerre, le Pas-de-Calais, a dû accueillir un grand nombre de réfugiés, la plupart regroupés dans l’arrondissement de Béthune et de Boulogne, 76% des réfugiés sont originaires du Pas-de-Calais, 14% du Nord, le reste de la Belgique, (Histoire du Pas-de-Calais).

Le 8 août 1914, l’aménagement du magasin au tabac permet de recevoir les vieillards, femmes et orphelins de Maubeuge et des villes menacées par l’invasion. Le lendemain, 400 personnes arrivent. Ils fuient l’avancée des Allemands qui progressent rapidement dans le département du Nord. Le 26 septembre 1914, 213 hommes arrivent de Valenciennes, l’exode continue, et plus de 300 personnes arrivent le 27 septembre. Ils sont logés à la caserne de Listenois.

Parmi les réfugiés, on compte également des enfants en bas âge comme en témoigne l’article ci-dessous extrait de l’Echo de la Lys.

Avis à la population airoise pour venir en aide aux réfugiés

Une grande partie des réfugiés sont ensuite redirigés le 12 décembre vers Calais. En ce qui concerne les malades militaires, ils sont envoyés vers Boulogne, les blessés à Saint-Omer et les malades civils à Berck et Quimper.

Le 22 janvier 1915, les réfugiés du Nord et du Pas-de-Calais constituent un comité de secours et d’assistance. Les villes de l’arrière font leur possible pour informer les familles des réfugiés. Ainsi le 17 février, l’Echo de la Lys, le journal local publie une édition spéciale avec les noms de toutes les familles réfugiées dans la région, elle est ensuite lancée par avion au-dessus de Lille. Les villes de l’arrière, comme nous avons pu le voir, déplacent et logent les réfugiés en fonction de l’avancée du front. Elles jouent donc un grand rôle logistique et sont souvent au coeur d’un système de voies de communication comme c’est le cas pour Aire-sur-la-Lys.

Enfin, le 19 mai 1919, c’est le retour des orphelins, des orphelines et vieillards de l’hospice Baudelle à Aire. Ils avaient dû partir à Montreuil puis à Cannes durant le conflit.

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