Nous avons souhaité, avec les élèves de première en section européenne allemand, étudier la Grande Guerre du côté allemand.

Nous avons donc rassemblé de nombreuses informations puis nous avons imaginé une correspondance entre un fils et sa mère pour restituer l’ensemble de notre travail.

Nous avons choisi de mettre en scène une famille de Lendringsen, ville jumelée avec Aire-sur-la-Lys, la ville de notre établissement.

L’intrigue présente l’histoire de la famille Hofmann, patronyme répandu en Allemagne que nous retrouvons également à Lendringsen. Rudolf, le fils cadet, a décidé de s’enrôler volontairement dans le conflit par patriotisme lorsque son frère aîné et son père ont été mobilisés par le deuxième Reich de Guillaume II. Rudolf fut envoyé sur le front de l’ouest, à Aire-sur-la-Lys. Les Allemands n’ont pas occupé cette ville pendant la guerre mais nous avons adapté à Aire ce qu’il s’est passé dans une partie du département du Nord, lors de l’occupation allemande dès l’été 1914.

L’échange épistolaire a donc lieu entre Rudolf et sa mère Anne. Cet échange a lieu de 1914 à 1919 et présente ainsi les grands événements qui ont concerné les Allemands et les Français de notre région à travers le prisme allemand.

Nous apprenons donc beaucoup de choses sur le déroulement de la guerre à travers la famille de Rudolf, son père, Albert, a été blessé et est invalide de guerre et son frère, Franz, n’a pas survécu à la bataille de Verdun.

Nous apprenons également beaucoup de choses sur la situation des civils et des femmes en Allemagne à travers le personnage d’Anne, la mère mais aussi par le personnage de la petite soeur, Hélène, 10 ans, qui subit à l’école, le « bourrage de crâne » allemand.

Cet échange se termine en 1919 après l’humiliation du traité de Versailles, le « Diktat » du 28 juin subi par les Allemands, et les violences qui éclatent en Allemagne. La guerre civile fait rage dans les rues. La population manque de tout. Rudolf, notre personnage, a rencontré à Aire une jeune Française dont il est tombé amoureux. Il décide de ne pas rentrer en Allemagne après la guerre.

Nous voulions terminer sur une note positive rappellant l’amitié franco-allemande qui unit nos deux villes depuis la charte de jumelage de 1965 signée entre Paul Blondel, maire d’Aire-sur-la-Lys et Otto Weingarten, maire de Lendringsen. Les documents de cette page proviennent des archives de la ville de Menden qui a fusionnée avec Lendringsen en 1975.

 

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